Sous le règne des équinoxes

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Voilà le mois de mars ! Mais avant de nous y arrêter, parlons de l’équinoxe d’automne.

Septembre, nous entrons dans les profondeurs du Yin.

C’est le devoir d’introspection. Nul ouvrier de la nature ne se soustrait à cet ordre cosmique. Il n’est plus l’heure de sortir mais de rentrer. Pourquoi faire ? Rien, si ce n’est l’essentiel. Rien en tout cas qui ne trouble le yang. Ni fatigue, ni agitation. Le couple Yin/Yang se trouve alors dans un état de quiétude. Le yang est calme. Le yin est intériorisé. Ils sont prêts à s’unir. Dans la caverne mystérieuse c’est l’accouplement. Nous sommes dans le langage fleuri de la symbolique et chacun verra, dans cet acte de procréation (pro création), de l’enfant à l’idée, de la matière à l’esprit, de la forme au souffle. Pro créer, c’est faire germer avant. C’est mettre en place la pensée avant l’action. Et cette condition réalisée, c’est attendre le moment juste pour acter.

Et voilà l’équinoxe de printemps.

La sève est montée. La fore du yin tel un Tsunami amène le yang à s’extérioriser. Il est l’heure de sortir et de dénouer ses cheveux. Cette force pétillante de vie habite tout ceux qui ont respecté l’horloge cosmique. Maintenant il faut agir et les énergies saisonnières, tel un canevas, vont porter nos objectifs jusqu’à leu plein aboutissement.
Mais attention ! Il y a un temps pour tout !

Cela ne doit pas dépasser le milieu de l’automne.

Une action est soumise à un espace temporel très limité, les deux équinoxes. C’est comprendre ainsi que la vie est alternance et non linéarité. Que chaque borne équinoxiale a une charge. Le printemps c’est l’explosion et l’automne c’est l’implosion. Alors tel l’Archange Saint-Michel qui, une fois adoubé, a juré fidélité et justice et se voit remettre l’épée, arme du juste, celle-ci lui murmure à l’oreille : « Ne me sort pas sans raison ! Ne me rentre pas sans honneur ! »

Le devoir du thérapeute est donc parachevé. Il doit traiter le présent sans jamais oublier que ce qui doit monter doit d’abord descendre et ce qui doit descendre doit d’abord monter. Comprendre cette loi, c’est le privilège accordé à ceux qui suivent la nature dans ses transformations et qui voient le ciel tourner par rapport au Mystère !

L’exercice alchimique de ces six premiers mois de l’année : regarder les nuages et laisser son imagination tracer les esquisses de l’inconnu.

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Infos de l'auteur

Jean Motte

Jean Motte directeur du centre Imhotep, formation en acupuncture traditionnelle, Auteur de livres de références en acupuncture: Vade-Mecum d'Acupuncture Traditionnelle (Editions Trédaniel), Les Chemins cachés (Editions Trédaniel), Ling Tchrou (Editions Imhotep), Tian Kan Ti Tche (Editions Imhotep). Conférencier : Belgique, Canada, HEC, Radio médecine douce, Baglis TV.

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